INTERVIEW . Stéphanie Swi

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« Parifreakan – ici c’est Paris », c’est l’interprétation à la fois drôle et décalée de la vie de la jeunesse africaine de France, à travers les yeux de son auteure Parisienne, Stéphanie Swi, elle-même d’origine ivoirienne. 200 pages de « bobofricains », représentés par le personnage d’Eve, adolescente de 17 ans prise dans la spirale de la légèreté et de l’insouciance.

A seulement 21 ans, Stéphanie Swi a pris le parti de se lancer dans l’écriture et l’auto-édition de ce premier roman. Au vu de cette aventure pas vraiment commune, nous avons souhaité lui poser quelques questions…

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YRC : Salut Stéphanie ! Merci de nous accorder cette interview…
Stéphanie Swi : Bonjour à vous ! Merci à vous de m’interviewer, d’autant plus que vous êtes les premiers à m’interroger sur mon livre.

YRC : Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
SS : En quelques lignes… Comme je dis souvent on ne peut pas se décrire soi-même en restant objectif. Je suis une jeune fille de 21ans comme les autres, un peu contradictoire, qui se cherche parfois, et qui expérimente de nouvelles choses assez souvent, parce que j’ai une curiosité à assouvir.

YRC : Si tu ne pouvais choisir que 5 adjectifs pour te décrire, quels seraient-ils ?
SS : Curieuse, ouverte, observatrice, impulsive, sociable, distraite.

YRC : Distraite ?
Haha ! Tu as eu l’occasion de le voir, j’ai cru t’avoir envoyé la pièce jointe alors que non ! (Ndlr : Stéphanie fait allusion à un précédent e-mail dans lequel elle nous a envoyé une première partie des réponses à cette interview). Il m’est arrivé de critiquer quelqu’un par texto et d’envoyer le message à la personne même, monter dans les transports et descendre trop loin… Le reste c’est trop trop, pour que j’en parle là ! (rires).

YRC : Ton roman « Parifreakan – Ici c’est paris » vient de sortir. Peux-tu nous en faire un rapide pitch ?
SS : « Parifreakan – Ici c’est Paris » c’est l’histoire d’une grande partie de la jeunesse parisienne au travers de personnages africains. C’est également une histoire dans laquelle j’ironise des clichés qui sont faits sur la communauté africaine de France, en ne reniant pas ses défauts, parce que tout le monde en a.

YRC : Depuis quand écris-tu ?
SS : J’écris depuis l’âge de 12 ans à peu près. Tout le monde s’est essayé à l’écriture à cet âge là.

YRC : Oui mais tout le monde ne continue pas… Qu’est ce qui t’a donné envie d’écrire ce livre, « Parifreakan » ?
SS : Je ne sais vraiment pas. Ca m’est venu comme ça, après trois essais foireux sur le même thème. Je sors beaucoup et j’ai eu l’occasion d’assister à l’évolution de pas mal de gens. Ça m’a permis de vivre des situations un peu dingues, et puis j’ai une excellente mémoire, surtout quand il s’agit de personnes et d’événements qui sortent de l’ordinaire. Je m’étais dit que j’en ferai une histoire un jour, et ce jour est arrivé !

YRC : Combien de temps t’a-t-il fallu pour pondre ces 216 pages ? Y a-t-il eu des moments plus difficiles que d’autres ?
SS : J’ai travaillé sur ce livre pendant un an et demi. C’est vrai que ça n’a pas toujours été une partie de plaisir. Au début on écrit une douzaine de pages, et on est content parce qu’on pense savoir où on va. Et plus le temps passe, plus on se dit que ce n’est pas intéressant. Et puis on se met à relire l’intégralité de l’histoire tous les soirs, et on ne veut plus écrire, sauf qu’il y a l’insatisfaction personnelle qui rôde.

YRC : La peur de la page blanche, ça te parle ?
SS : Je la subis en ce moment même !

YRC : C’est à dire ?
J’ai une panne du stylo ! Je n’ai plus d’encre dans aucun de mes stylos… Plus rien ne sort.

YRC : L’héroïne de « Parifreakan », Eve, est une jeune adolescente insouciante, ambitieuse et décomplexée d’origine africaine, vivant à paris. T’es-tu identifiée à ce personnage ? S’agit-il quelque part, d’un reflet de ta propre adolescence ?
SS : On s’identifie forcément à son personnage principal. Comme je le dis plus haut, j’ai vécu beaucoup de choses qui m’ont inspiré ce livre.

YRC : Quelles sont tes inspirations, autant littéraires, que musicales, ou encore cinématographiques ?
SS : « Sexe, diamants et plus si affinités » de Lauren Weisberger, « Skins » la série, d’ailleurs je la cite, « Les liaisons dangereuses » de Laclos et « Gossip Girl ». Enfin, les correspondances entre Sand et Musset. Sinon, j’aime bien « Le goudron » de Yacht.

YRC : Envisages-tu d’écrire un autre livre ? Ou peut-être même la suite de « Parifreakan »…
SS : Pour l’instant je m’occupe de « Parifreakan » On verra d’ici un an et demi.

YRC : Merci à toi ! Comme c’est la tradition sur YRC, on te laisse le mot de la fin…
SS : Le mot de la fin… Je ne sais pas trop m’arrêter, alors, désolée d’être aussi bavarde. Bon courage et bonne continuation à vous !

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